Environnement

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 15:01

« Nous sommes à une période charnière dans le débat sur les services publics, et notamment sur les services publics de l’eau. Les entreprises militent pour l’abandon de ce qu’elles qualifient de « principes archaïques » face à une société civile qui, elle, s’inquiète du « pouvoir de contrôle qu’elle peut conserver » sur des sociétés privées chargées d’un service public". 1

 

Le forum " Peut-on confier la gestion du secteur de l'eau aux entreprises privées?" s’est tenu le 5 mars 2010.

 

L'objectif de ce forum était de faire le point sur les partenariats publics-privés dans le domaine de l’eau. Les travaux se sont déroulés sans manichéisme mais avec la volonté de mieux comprendre quelles sont les contraintes économiques et légales qui amènent les pouvoirs publics à déléguer ses services d’eau au secteur privé. Les avantages et les dangers d’une telle délégation ont eux aussi été investigués.

 

Des débats il ressort que la collaboration avec le secteur privé est inévitable mais que de multiples formes de partenariat existent, impliquant des mécanismes de contrôle et d’accompagnement différents.

 

Ainsi, le secteur de l’eau en Belgique, quasi exclusivement public, fait régulièrement appel à la sous-traitance privée pour la réalisation travaux. Il s’agit dans ce cas d’une collaboration ponctuelle et technique où la question de la délégation des missions de services publics ne se pose pas.

 

Quand l’on parle de Partenariat Public Privé (PPP) par contre, la logique est différente. Le terme PPP se réfère en général à des formes de coopération entre les autorités publiques et le monde des entreprises qui visent à assurer le financement, la construction, la rénovation, la gestion ou l’entretien d’une infrastructure ou la fourniture d'un service.  Dans ce cadre, une collaboration de long terme se met en place entre les pouvoirs publics et une entreprise privée en vue d’une répartition des risques, une délégation des missions,  un report des charges financières, etc…

 

Lors du forum, il a été mis en lumière que des conditions fortes doivent être rencontrées afin qu’une telle collaboration s’avère vertueuse. Ainsi, une transparence maximale des procédures d’octroi et de suivi du marché, une forte capacité de contrôle technique et juridique de la part des autorités publiques, une concurrence suffisante sur le marché concerné sont autant d’éléments devant être réunis afin de garantir le succès d’un PPP.

 

Il va de soi que ces conditions cumulatives sont difficiles à rencontrer, ce qui rend souvent improbable voir risqué le recours à un tel montage. 

 

La question qu’il convient alors de se poser est de savoir si ce risque peut être pris dans un domaine aussi sensible que l’eau.

 

Mon intuition est devenue conviction après nos discussions à ce propos. Le secteur environnemental, et à fortiori le secteur de l’eau, sont trop sensibles pour prendre un  tel risque. La collaboration avec le secteur privé doit alors se limiter à la sous-traitance ou à la consultance afin que l’apport technique et technologique du privé soit exploité sans déposséder les pouvoirs publics de l’exercice de leurs missions d'intérêt général.

 

  1Extrait de « l’eau des multinationales, les vérités inavouables », R. Lenglet, J-L Touly, ed. Fayard, 2006, p22

Par Arnaud - Publié dans : Environnement
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 17:35
Par Arnaud - Publié dans : Environnement
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 10:37
Retour sur le scandale de la station d' épuration Bruxelles-Nord
avec Marc Laimé journaliste et collaborateur du Monde Diplomatique, Arnaud Pinxteren député bruxellois (ECOLO), Mathieu Sonck (Inter- Environnement-Bruxelles)
 
Café citoyen le vendredi 5 mars à 20h
Lieu :Maison de la Paix: 35 rue van Elewyck à Ixelles.
(A partir de la place Flagey monter la chaussée d'Ixelles 1ère à gauche)
 
Aquiris ou la preuve par l'exemple des dangers de la délégation au privé d'un service public essentiel
Du 8 au 19 décembre 2009, la fermeture de la station Epuration Nord décidée par Aquiris, une filiale de la multinationale Veolia entraîne une catastrophe écologique majeure en Flandre:les eaux usées de 1,1millions de bruxellois ont été déversées dans la Senne et plusieurs rivières flammandes.Les raisons invoquées par Aquiris: des excès de sable mettent en danger le fonctionnement de la station.La Région Flammande obtient en référé la réouverture de la station le 16 décembre..Le Parlement Bruxellois, la presse et la Flandre se déchaînent contre la Ministre de l'Environnement de la Région Bruxelloise Evelyne Huytebroeck(ECOLO) responsable de la SBGE (Société Bruxelloise de la Gestion des Eaux).La Ministre est accusée de fautes graves dans la gestion de ce partenariat public-privé (La Région verse des annuités de 40 millions d'euros à Aquiris).La Ministre accuse Aquiris de faire un chantage pour renégocier à son avantage le contrat qui le lie à la Région Bruxelloise
Tous les acteurs de ce dossier s'attaquent mutuellement en justice (des expertises sont en cours) et se renvoient la responsabilité de la catastrophe.
Marc Laimé qui surveille depuis des années les dérives des multinationales françaises de l'eau.nous éclairera et nous donnera son point de vue.Il estime notamment que la station a un défaut de conception et que les problèmes continueront....
Arnaud Pinxteren est actuellement député du Parlement bruxellois et sous la précédente législature, a été assistant en charge de la politique de l'eau de la Ministre Huytebroeck.
Mathieu Sonck est Secrétaire général d'Inter-Environnement Bruxelles qui fédère 80 comités d'habitants de Bruxelles
 
Avec plusieurs associations défendant la gestion de l'eau comme un service public, nous avons fait fin décembre une carte blanche et une pétition pour la reprise publique d'Aquiris http://5860.lapetition.be/
Nous espérons que cette rencontre vous aidera à mieux comprendre ce dossier et à exercer votre contrôle citoyen.
 
Contact: Kim Lê Quang: 0499.43.93.50 organisé par Aquattac,le réseau "eau" des ATTAC d'Europe www.attac.org avec le soutien d' Inter-Environnement Bruxelles www.ieb.be
 
Ce café citoyen est organisé dans la continuité du colloque intitulé "Peut -on confier la gestion de l'eau aux entreprises privées"avec Danielle Mitterrand, Marc Laimé, Martin Pigeon(Corporate Europe Observatory).... et qui a lieu de 13h à 17h30 au 37 rue du Prince Royal http://www.etopia.be
 
Marc Laimé a écrit plusieurs livres dont: le Dossier de l’eau, pénurie, pollution, corruption. (Le Seuil, 2003)., les Batailles de l’eau, Terre Bleue, 2008.Manifestes pour l’eau publique (Collectif), Fondation Copernic-Syllepse, 2009
Ses sites:.Les eaux glacées du calcul égoïste :http://www.eauxglacees.com/

Carnets d’eau/Le Monde Diplomatique :http://blog.mondediplo.net/-Carnets-d-eau-
 
Par Arnaud - Publié dans : Environnement
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 16:16
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Programme du 5 mars 2010

- 13h-13h20 : Accueil

- 13h20-13h30 : Introduction – Danielle Mitterand (Fondation France Libertés)

- 13h30-14h45 : Le cadre juridique et économique

  •  
    • Le cadre juridique et économique des PPP et son impact sur les délégations de service public – opportunités et contraintes européennes. Eric Gillet (CMS De Backer, cabinet d’avocats) – 20’
    • Les différents modèles financiers et juridiques développés pour rencontrer ces contraintes en Europe et en Belgique. Denis Pettiaux (Price Waterhouse Coopers) - 20’
    • Débat avec la salle : 35’

- 14h45-16h : L’eau, un bien comme les autres ?

  •  
    • Les spécificités du secteur de l’eau permettent-elles de déléguer les services publics y afférents. Martin Pigeon (Corporate Europe Observatory) - 20’
    • Le know how privé est-il un atout pour la gestion de l’eau ? Anissa Temsamani (Waterleau) - 20’
    • Débat avec la salle : 35’

- 16h : Pause

- 16h15 – 17h30 : Retour d’expériences

  •  
    • La France à la croisée des chemins (vers une re-municipalisation des services de l’eau) ? Marc Laimé (journaliste) - 20’
    • exemple extra-européen : les risques de la dépendance technologique. Nicolas Van Nuffel (CNCD) – 20’
    • Débat avec la salle : 35’

- Animateur  : Arnaud Pinxteren, député bruxellois Ecolo
- Lieu : HUB (the hub brussels) 37 rue du Prince Royal, 1050 Bruxelles
- Info et plan : www.brussels.the-hub.net

Organisation : Etopia – Groupe Ecolo au Parlement bruxellois





Par Arnaud - Publié dans : Environnement
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 15:13

 

 

Nous sommes bientôt de retour à Bruxelles. Comme après chaque voyage, je fais le bilan.


Certes, le trajet était long, environ 30 heures au total, mais se fut l’occasion de fraterniser. Avec les camarades écologistes tout d’abord. Avec les militants d’une justice sociale et environnementale surtout : syndicats, ONG, gauche et extrême gauche,…


Ce fut aussi l’occasion de participer à la plus grande manifestation de tout les temps au Danemark. 100.000 personnes rassemblées dans un seul objectif : faire prendre conscience de notre préoccupation citoyenne par rapport au réchauffement climatique et de l’urgence d’y apporter des réponses concrètes.  

 

Que retenir de cette expérience ? Je dirais que le train « Climat et justice sociale » résume à lui seul ma conviction politique : on ne peut concevoir l’écologie sans aborder les questions sociales. Les conséquences du réchauffement climatique toucheront d’abord les populations les plus pauvres. Le coût de l’énergie deviendra bientôt exorbitant et frappera de plein fouet les plus précarisés qui n’auront pas les moyens de s’adapter.

 

Les slogans lus, les cris entendus, les images vues appellent à l’action. Une action concertée, négociée, durable qui ne peut se limiter à des discours et des engagements de façade. Une action qui ne peut se contenter de dénoncer et de condamner. Une action qui doit s’inscrire dans des actes concrets que nous défendons : réductions des émissions de CO², financement d’un développement propre dans les pays moins industrialisés, protection des forêts, de l’eau, de la biodiversité, des ressources naturelles.

 

Plus que jamais, je pense que l’écologie politique répond à ces préoccupations. Avec pragmatisme et conviction, nous devons œuvrer à changer ce système qui exploite sans penser aux détresses  actuelles, aux besoins des générations futures, à l’avenir de notre Planète.

Oui, nos actions peuvent paraître modestes aux yeux de certains. Faites parfois de compromis et d’arbitrages, elles visent à trouver les moyens de changer les choses de l’intérieur, à convaincre les partis traditionnels de l’absolue nécessité de changer de paradigme : le profit et sa redistribution ne peuvent suffire au bonheur des générations actuelles et à venir.

 

Copenhague m’a donné de l’espoir, Copenhague m’a donné de l’énergie. En sera-t-il ainsi pour toutes et tous à l’heure des décisions, la semaine prochaine ?

 

14  décembre 2009

1h06

 

 

 

Par Arnaud - Publié dans : Environnement
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