Economie

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 15:35

L’annonce du licenciement de 600 travailleurs de la société Bekaert, malgré les multiples aides publiques directes et indirectes reçues par l’entreprise au cours des dernières années et des bénéfices constants, est particulièrement choquante.

 

Elle appelle une réaction ferme du Gouvernement fédéral, tant pour ce qui concerne les politiques de soutien aux secteurs verts qu’une beaucoup plus stricte conditionnalité des aides publiques à l’emploi ! Face à la situation budgétaire et sociale actuelle, la Belgique a en effet plus que jamais besoin d’emplois et d’investissement. Il n’est pas acceptable que des entreprises installées en Belgique continuent de sacrifier l’emploi sur l’autel de la rentabilité, tout en spoliant l’Etat.

 

A ce titre, Ecolo considère avec intérêt l’intention du Gouvernement flamand de récupérer auprès de Bekaert les aides qui lui ont été octroyées. Il s’agirait d’une première, de nature à faire réfléchir davantage les sociétés qui envisagent de licencier des travailleurs et à les encourager à choisir plutôt la poursuite et le développement de leur activité chez nous. Au niveau fédéral, Bekaert a également largement bénéficié d’aides diverses et notamment du système des intérêts notionnels. La déduction de ceux-ci à l’impôt des sociétés a permis à l’entreprise de ne payer quasiment aucun impôt au cours des dernières années et d’optimaliser ses bénéfices. Ces faits démontrent une nouvelle fois le caractère largement injuste et inefficace de la loi instaurant les intérêts notionnels, votée en 2005 sous gouvernement socialiste-libéral.

 

C’est en ce sens que le groupe Ecolo-Groen à la Chambre vient de déposer une proposition de loi visant à conditionner les aides publiques au maintien de l’emploi. Nous demanderons sa mise à l’ordre du jour le plus rapidement possible afin de doter l’Etat fédéral de règles permettant de privilégier l’activité économique réelle aux artifices financiers.

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 05:27

Question transversale par excellence, le temps – individuel, social, de travail, de loisir – offre un prisme original pour lire, comprendre et évaluer les effets des politiques publiques. Dans une époque marquée du sceau de l’accélération effrénée, de la chasse au « temps mort » et de la survalorisation des temps de production et de consommation, aucun projet politique ne peut faire l’impasse sur cette question centrale.

 

Dans le cadre des Rencontres de l’écologie politique, les travaux préparatoires nous amènent à proposer de traiter cette vaste question en plusieurs étapes relatives aux temps de travail mais aussi aux temps de la vie sociale, culturelle et familiale.

 

La première étape consiste à réaliser un état des lieux des différentes réalités européennes de la réduction du temps de travail, collective ou individuelle. C'est ce que nous vous proposons de faire ce

24 janvier:

 

 Grande Conférence : Et si on repensait le temps de travail?


(de 20h à 22h, Mundo-B rue d'Edimbourg, 26 1050 Bruxelles)

 

20h :    Accueil  -  Muriel Gerkens (députée fédérale)

20h10 : Analyse et évaluation du modèle français fixant le temps de travail à 35h

Avec Rachel Silvera, sociologue du travail,  travaille au Mage, un groupe de recherche dépendant du CNRS et spécialisé dans les questions de genre et travail.

20H30 : Analyse et évaluation du modèle hollandais et des pays scandinaves

Avec Jean-Marie Perbost , chercheur, auteur de l'étude "Travailler plus ?

Travailler moins ? Que faut‐il faire pour travailler tous et mieux ?

20h 50 : Analyse et évaluation des réductions individuelles du temps de travail en Belgique

Avec Jean-François Ramquet, secrétaire général de la FGTB Liège-Huy-Waremme

 

21h10 : Débat  Arnaud Pinxteren, député bruxellois

21h50 : Synthèse et  pistes de travail : Arianne Diericks,militante féministe

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:33

Ecolo ne veut pas brader le site de "Carcoke" à bpost

R.Me.LLB

Mis en ligne le 22/12/2011

Les écologistes mettent en doute les “nouveaux emplois” créés par bpost et évoquent des problèmes de mobilité.

Le site de Carcoke, le long du canal à Bruxelles, attire toutes les convoitises. Et en premier lieu, celles de bpost qui rêve d’y installer un centre de tri flambant neuf. Mais l’attitude de l’ancienne poste (voir LLB 21/12) interpelle dans le milieu politique bruxellois. Alors même que le gouvernement régional doit se réunir ce jeudi pour savoir si oui ou non bpost pourra s’installer sur un site théoriquement attribué à des activités fluviales, les pressions politiques continuent d’affluer.

 

Après le MR, voici que c’est au tour d’Ecolo d’entrer dans la danse par la voix du député Arnaud Pinxteren, que d’aucuns voient déjà comme le successeur de Jean-Michel Javaux à la tête du parti vert "Nous n’allons certainement pas brader ce terrain de 12 ha - qui a été dépollué à grands frais par la Région - à bpost", explique le député qui a peu apprécié "le chantage de délocalisation" de l’ancienne Poste. "Venant d’une entreprise à vocation publique, c’est un peu choquant".

 

Le parlementaire rappelle que la BEI (Banque européenne d’investissement) a consenti un prêt de 22,5 millions d’euros au Port de Bruxelles afin de dépolluer le sol et de développer des activités logistiques "en lien avec la voie d’eau". Or, le projet de bpost ne prévoit pas d’utiliser le canal. "Le compromis que propose Brigitte Grouwels (NdlR : laisser bpost s’installer sur le site tout en laissant une bande de 80 mètres de large pour une autre entreprise ayant des activités liées au Port) n’est pas mauvais, mais nous avons des réserves concernant la mobilité. Une telle activité va engendrer des nuisances pour la population locale et personne ne l’évoque". Ecolo doute aussi des promesses de bpost de créer de nouveaux emplois sur ce site. "L’entreprise va, en fait, recentrer plusieurs activités. A l’heure où les postes européennes sont en pleine restructuration, nous n’avons aucune garantie sur ces futurs emplois". Enfin Arnaud Pinxteren estime qu’il manque une "réelle vision" du développement de cette zone portuaire. "Le concessionnaire du site Carcoke, Katoen Natie, n’est, dans ce sens, pas assez proactif pour trouver les exploitants adéquats", conclut-il.

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 17:04

Le 8 novembre dernier, j’interpellais le ministre de l’Environnement, Mme Evelyne Huytebroeck, au sujet du développement de la monnaie complémentaire Eco-Iris en Région de Bruxelles-Capitale. Ce projet, prévu pour fin 2012, visera à dynamiser l’économie et le commerce à l’échelle locale en les humanisant et les rendant plus autonomes par rapport aux aléas du marché, une nécessité à l’heure actuelle des multiples crises financières et bancaires.

 

Ce projet a pour objectif principal d’encourager des comportements éco-responsables sur le plan social (participations locales, vie de quartier, achats solidaires, …), économique (commerces de proximité, de seconde main, …) et environnemental (électricité verte, verdurisation de façades, …).

 

L’Eco-Iris sera attribué en fonction de la participation, contre preuve, à des activités préétablies comme étant compatibles avec l’intention du projet. Il aura une valeur d’échange et une durée de validité bien déterminées et pourra être utilisé en combinaison avec la monnaie standard et d’autres monnaies complémentaires. Il pourra être utilisé par le citoyen dans les réseaux de services participants au projet, que ce soit au niveau commerçant, culturel, institutionnel ou du service public (paiement d’électricité verte, transports en commun,…). Pour les commerçants, cette monnaie peut être utilisée à l’intérieur du réseau participant ou échangée contre des euros moyennant un fee qui contribuera au financement du projet. Par ailleurs, d’autres pistes de financement sont actuellement étudiées, tels que le sponsoring, la participation des acteurs, la conversion de subsides existants, etc.

 

Sur le plan pratique, Bruxelles Environnement a confié une étude à Groupe One asbl et l’ULB (CEESE-CERMI) afin d’analyser les systèmes similaires existants dans d’autres pays (l’Allemagne, la France, l’Indonésie,…) et la possibilité de les appliquer au contexte bruxellois. A l’issu des résultats de ces recherches, trois projets pilotes seront mis en place très prochainement au sein de trois communes et pour une période d’essai d’environ 2 ans.

 

Je vous invite à lire l’entièreté de l’interpellation ainsi que la réponse complète de la ministre dans le document téléchargeable ici

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 16:31

La Commission européenne a présenté aujourd'hui une série de propositions censées aider l'UE à traverser la tourmente de la crise.

 

Si Ecolo plaide de longue date pour une coordination économique plus poussée et doublée d'une intégration politique européenne accrue, les écologistes refusent l'éviction des parlements nationauxet la logique du consensus de Washington - Rond Point Schuman qui consiste à vider de leur sens les principes démocratiques au cœur de nos régimes politiques. A suivre la Commission, l'orientation politique sera toujours la même quelle que soit l'issue des élections et c'est évidemment totalement inadmissible sur un plan démocratique.

 

Ecolo conteste fermement les orientations budgétaires choisies. Aveuglée par ses certitudes idéologiques, la Commission n'a pas tiré les leçons de la politique imposée à la Grèce, qui a plombé l'économie réelle, est la cause de désastres sociaux et a sapé par conséquent les fondements d'un assainissement durable des finances publiques. Qui peut penser que les mêmes recettes ailleurs ne vont pas entraîner les mêmes effets ?

 

Deux de ces propositions visent à compléter la gouvernance économique européenne en imposant aux pays recevant une aide financière quelconque des programmes d'ajustement macroéconomiques, lesquels rappellent les fameux plans du FMI, dont on a constaté précédemment les ravages. Les budgets nationaux devraient ainsi passer sous les fourches caudines de la technocratie européenne avant de pouvoir être adopté par les Parlements nationaux.

Par ailleurs, Ecolo s'étonne que les euro-obligations ne fassent l'objet que d'un document de consultation et non d'une proposition législative, alors qu'une écrasante majorité d'experts et d'observateurs reconnaît que leur utilisation ou une intervention plus volontariste de la Banque Centrale Européenne sont indispensables pour résoudre la crise de la dette souveraine, qui menace les fondements économiques et sociaux de plusieurs pays d’Europe. Cette approche du deux poids deux mesures est préoccupante.

 

Enfin, Ecolo note que la Commission arrête également d'autres priorités qui, paradoxalement, contredisent l'orientation générale d'austérité adoptée.  La Commission incite en effet les gouvernements des Etats Membres à :

- tenir compte des effets redistributifs des réformes qu'ils mènent ;

- préserver les investissements publics liés à l'éducation, la recherche et l'innovation ou encore l'énergie ;

- éliminer les subsides qui nuisent à l'environnement et à mener une fiscalité verte pour soulager l'imposition sur les (bas) revenus, tout en prenant des mesures compensatoires pour les personnes les plus vulnérables ;

- financer la transition écologique par les revenus de la mise aux enchères des permis de polluer et de l'attribution des fréquences sur le spectre ;

- garantir l'accès au crédit, en particulier pour les PME, lors de la consolidation du secteur financier et à limiter les bonus et rémunérations dans les banques bénéficiant d'un soutien public ;

- miser sur une utilisation plus parcimonieuse des ressources, énergétique et non-énergétique et sur les principes des économies zéro déchet comme nouvelle source de compétitivité et d'emplois

- prendre des initiatives pour soutenir les emplois verts, les secteurs sociaux et de la santé ainsi que l'économie numérique.

 

Contrairement aux orientations budgétaires aveugles de la Commission, ces priorités portent en elles les germes de choix politiques davantage porteurs d’espoir, de cohésion sociale et de réorientation de l’économie européenne.

 

Si certains partis impliqués dans la négociation fédérale devaient à nouveau, à la sauvette, chercher auprès de l'Europe des arguments pour justifier a posteriori leur positionnement, Ecolo les invite à prendre alors en compte l'ensemble des propositions de la Commission européenne lorsqu'ils boucleront leurs travaux budgétaires, afin d'éviter à tout le moins toute malhonnêteté intellectuelle.

 

 

Philippe LAMBERTS,

Député européen

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

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