Economie

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 10:47

Publication Etopia en cliquant ici

 

« Nous sommes à une période charnière dans le débat sur les services publics, et notamment sur les services publics de l’eau. Les entreprises militent pour l’abandon de ce qu’elles qualifient de « principes archaïques » face à une société civile qui, elle, s’inquiète du « pouvoir de contrôle qu’elle peut conserver » sur des sociétés privées chargées d’un service public" [1].

 

Des bâtiments scolaires à l’épuration des eaux usées, de la rénovation des prisons au développement d’infrastructures de transport, les autorités publiques sont confrontées à des investissements technologiquement complexes et financièrement lourds. Trop souvent la méconnaissance technique incite les pouvoirs publics à déléguer la conception et l’exécution de ce type de marché. En outre, les contraintes budgétaires à court terme les amènent à rechercher de plus en plus systématiquement des modalités de préfinancement et de déconsolidation des investissements à réaliser.

 

Cette situation favorise des relations toujours plus intenses entre les pouvoirs publics et le secteur privé, dépositaire d’un savoir-faire et de capacités financières importantes. Les modalités de ces collaborations sont aussi variées que leurs objets. D’un côté, on trouve les marché de travaux « classiques » qui se résument à un contrat à titre onéreux conclu par un pouvoir adjudicateur avec une entreprise en vue de faire effectuer des travaux. A l’autre extrême, on trouve un partenariat public-privé (PPP) dans lequel la propriété du bien, les investissements nécessaires à sa réalisation et sa gestion pour une longue période sont confiés totalement à une ou plusieurs entreprises privées.

 

Une collaboration aussi approfondie que celle des PPP fait débat. Afin de sortir de positionnement purement idéologique, il parait utile de se doter d’un référentiel commun et de proposer des balises politiques claires susceptibles de garantir l’intérêt général [2] .

[1] extrait de « l’eau des multinationales, les vérités inavouables », R. Lenglet, J-L Touly, Fayard, 2006, p22.

[2] Ce texte découle des réflexions initiées lors du forum du 5 mars 2010 intitulé « Peut-on confier la gestion du secteur de l’eau aux entreprises privées ? » et dont les documents de travail sont disponibles sur le site

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 09:59

à lire et écouter sur le site rtbf en cliquant ici

 

Un député Ecolo bruxellois souhaitait en savoir plus sur le fonctionnement d’Actiris, l'office régional bruxellois de l'emploi. Actuellement, il semble qu’Actiris n’ait pas les moyens de suivre le parcours des chercheurs d'emplois bruxellois pour mieux les orienter. La direction d'Actiris est consciente du problème.

Le député Ecolo Arnaud Pinxteren a interpellé le ministre de l'Emploi la semaine dernière. Il cherchait des informations concernant les échanges d'offres d'emploi entre Bruxelles et les autres régions. Arnaud Pinxteren a été assez surpris de n'obtenir que des chiffres assez vagues : ''On connaît les grands flux mais par exemple sur les offres d’emploi envoyées par les Régions flamande et wallonne, on ne sait pas dire à ce jour le nombre d’emplois qui ont trouvé preneur au niveau bruxellois. Moi, j’inviterais dès lors Actiris à se pencher sur cette question pour qu’on puisse avoir des données fines et un suivi qualitatif des offres d’emploi et surtout des demandeurs d’emploi dans leur parcours d’insertion.''

Le problème, c'est qu'Actiris possède des statistiques globales mais qu'il n'est pas capable d'aller plus loin dans l'analyse et de proposer des statistiques plus pointues, par rapport aux offres ou aux chercheurs d'emplois.

Gregor Chapelle, le directeur-général d'Actiris accepte totalement cette critique : ''Il y a un effort majeur à faire du côté d’Actiris pour investir notre système informatique de façon à avoir une connaissance beaucoup plus fine des flux de nos chercheurs d’emploi. Nous connaissons pour le moment les stocks, nous avons 107.000 chercheurs d’emploi inscrits. Mais nous ne connaissons pas suffisamment leur parcours. Ce qui nécessite un investissement informatique majeur, sur lequel nous travaillons.''

Actiris a introduit une demande de budget dans ce sens pour 2012. Le parlement bruxellois doit encore en débattre.

 

Geoffroy Fabré

 

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 11:20

Un tiers des offres envoyées

en dehors de Bruxelles

n’exigent aucun diplôme.

 

C’est l’un des grands paradoxes de

Bruxelles. Si la Région-Capitale

est un formidable pourvoyeur

d’emploi (plus de 700000 postes), elle

est également la Région qui connaît le

taux de chômage le plus important (plus

de 20%). Seuls la moitié des emplois à

Bruxelles profitent ainsi à des Bruxellois.

La théorie officielle explique cet état de

fait par l’inadéquation entre une forte

population (souvent jeune) dite “sousqualifiée”

à Bruxelles et un marché où

abondent des emplois pour candidats

“surdiplômés”. Or les chiffres viennent

tordre le coup à cette explication.Depuis

plusieurs années, les agences régionales

Actiris (Bruxelles), le Forem(Wallonie) et

le VDAB (Flandre) échangent des offres

d’emplois entre elles. L’échange se fait

sur la base de quatre critères: l’offre concerne

des fonctions critiques, c’est-à-dire

en pénurie dans la Région, elle est

ouverte depuis plus de 40 jours calendrier

sans être pourvue, elle a comme

lieu de travail une adresse dans une autre

région ou elle est difficile à satisfaire. Actiris

envoie ainsi chaque année des milliers

d’offres d’emploi vers la Flandre et

laWallonie, faute de trouver le candidat

idéal à Bruxelles.Or, il est interpellant de

constater que plus de 38% de ses offres

(5500 vers la Flandre et laWallonie) envoyées

par l’agence régionale bruxelloise

ne requièrent aucun diplôme particulier.

Les emplois pour personnes sous-qualifiées

ne manquent donc pas dans la capitale…

Il y a un gros souci, remarque le député

régional Arnaud Pinxteren (Ecolo).

Je n’ai rien contre le fait que ce soient des

Wallons ou des Flamands qui remplissent

ces fonctions. Tant mieux pour eux. Mais

comment expliquer qu’Actiris n’arrive pas

à trouver des candidats bruxellois?” Selon

le député écolo, d’autres raisons peuvent

expliquer cette “anomalie”, comme la

précarité des emplois proposés (“ils sont

peut-être si peu intéressants qu’ils ne trouvent

pas preneurs”) ou la discrimination à

l’embauche. “Il faut creuser la question et y

remédier au plus vite.”

Autre grief de l’élu vert: Actiris est incapable

d’identifier le nombre de

Bruxellois qui ont été engagés par le

biais des 115000 offres d’emploi reçues

en 2010 par le Forem et le VDAB. “Il

n’existe aucun suivi. Il faut que cela change

et qu’on puisse connaître exactement le

parcours d’un demandeur d’emploi”,

poursuit Arnaud Pinxteren. Les chiffres

du SPF Economie sont plus précis et

parlent de 61140 Bruxellois qui font

chaque jour la navette vers la Flandre et

la Wallonie (auxquels il convient

d’ajouter les 4750 Bruxellois qui travaillent

à l’étranger). Proportionnellement,

les Bruxellois sont donc les plus

mobiles du pays, puisque près d’un actif

sur sept travaille en dehors des frontières

de la capitale. “Cette navette sortante

est en constante progression, surtout vers

la Flandre. On peut donc supposer que le

bilinguisme est en hausse chez les demandeurs

d’emploi bruxellois, s’avance

M. Pinxteren. De quoi mettre à mal le cliché

du jeune bruxellois désoeuvré qui attend

un emploi en se croisant les bras.”

R.Me.

 

La Libre – 16 novembre 2011

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 11:16

Lors du débat de ce jour au Parlement bruxellois au sujet de la gestion mixte sur le marché de l’emploi, texte organisant les modalités de partenariat entre Actiris et les différents opérateurs d’emploi, j’ai eu l’occasion de rappeler la position du groupe Ecolo au sujet de l’activation des demandeurs d’emploi et sur le rôle des institutions publiques dans ce cadre.

 

Pour Ecolo, l’activation doit permettre un accompagnement de qualité vers l’emploi et non vers la sanction. Il est donc indispensable de mettre en œuvre des dispositifs qualitatifs à cet effet, tant au niveau d’Actiris et de ses antennes qu’au niveau des différents opérateurs d’emploi (intérim, agence d’emploi privés,…).  Dans ce cadre également, il est essentiel de garantir au cours et au terme du parcours d’insertion certes un emploi mais surtout un emploi de qualité.

 

J’ai aussi souligné les nombreux problèmes et questionnements relatifs aux modalités de partenariats entre Actiris et les autres opérateurs publics ou para-publics d’emplois (CPAS, Missions locales, ALE,…). Il semble prioritaire et urgent, aux vues de la situation de plus en plus préoccupante et socialement précaire des demandeurs d’emplois bruxellois, de travailler dans un mode de partenariat qui ne vise pas uniquement la « rentabilité » du processus d’insertion mais bien la pertinence et la valeur-ajoutée sociale du travail des institutions publiques en matière d’insertion socioprofessionnelle. Si des tensions existent, elles doivent être reconnues et apaisées dans le respect du rôle des uns et des autres et dans la recherche d’un parcours d’insertion émancipateur pour les Bruxelloises et les Bruxellois  et ce, de la préformation à l’emploi.

 

Cette question pourra faire l’objet d’un débat large, notamment à l’occasion de la révision du contrat de gestion d’Actiris qui devra affiner les modalités d’articulation entre les différents pôles d’emploi, d’action sociale, de formation et d’insertion dans notre Région.

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 09:48

Formation professionnelle

 

Donner un signal fort reflétant l’ambition et la cohérence des bruxellois en matière de lutte contre la précarité, de lutte contre le chômage et  de réponse à la sous-qualification.

 

La formation professionnelle est un sujet d’importance dans notre région. Elle constitue un vecteur d’intégration, d’émancipation sociale et professionnelle essentielle. Elle présente en outre des effets positifs dans la lutte contre les discriminations sociales, ethniques et de genre. Elle est aussi, et surtout, une réponse -certes insuffisante mais néanmoins concrète et indispensable- à la situation préoccupante du chômage dans la Région de Bruxelles-Capitale.

 

L’accord de majorité de la Commission Communautaire Française fait d’ailleurs une large place à la formation professionnelle en soulignant la volonté du Collège de « définir un plan stratégique de formation Cocof coordonné à l'Alliance Emploi- Environnement régionale ». L’accord de majorité indique également qu’un « contrat de gestion, reprenant notamment le plan stratégique de formation ainsi qu'un plan de développement, sera conclu par le Collège pour la mi-2010 avec Bruxelles Formation (…) »

 

Les exposés et les riches échanges qui ont eu lieu lors des récentes auditions en commission « Formation » et lors du débat de ce jour au Parlement francophone bruxellois, nous permettent de tirer certaines conclusions quand aux lignes directrices devant être retenues dans le cadre du plan stratégique de formation professionnelle et dans le cadre du contrat de gestion de Bruxelles-Formation qui en sera la traduction opérationnelle.

 

La première de ces conclusions est la nécessité de se doter rapidement d’un outil de planification stratégique pertinent, mobilisateur et intégrateur. Un plan qui posera les balises de l’organisation de la formation professionnelle, qui  identifiera les rôles des uns et des autres dans ce secteur, qui déterminera les modalités d’élaboration d’une offre de formation qualifiante qui sera en adéquation tant avec les besoins des employeurs qu'avec ceux de la société et des individus dans un objectif d’émancipation. Il devra aussi définir les partenariats entre opérateurs de formation dans une logique de bassin de vie, c'est-à-dire en créant des incitants à la coordination, en objectivant les besoins et en optimalisant l'offre sur base d'un ancrage territorial.

 

Au travers des auditions, il est également apparu clairement qu’une coordination accrue devait voir le jour avec la Communauté Française tant au niveau de l’enseignement que sur la question de l’équivalence de diplômes et de la validation de compétences.

 

Enfin, nous sommes convaincus que seule une réponse intégrée à la problématique du chômage et de la sous-qualification des demandeurs d’emploi est pertinente. Pour Ecolo, les volontés de collaboration ou les accords de coopération entre le pôle emploi et le pôle formation, entre Actiris et Bruxelles-Formation à Bruxelles ne suffisent pas à développer une telle réponse intégrée. Leur collaboration doit être institutionnalisée comme l’indique d’ailleurs l’accord de majorité.

 

C’est pour toutes ces raisons que le Groupe Ecolo plaide pour la régionalisation de la formation professionnelle, non pas comme un remède miracle à tous nos maux mais bien comme un signal reflétant l’ambition et la cohérence des bruxellois en matière de lutte contre la précarité, de lutte contre le chômage et  de réponse à la sous-qualification.

 

 

Arnaud Pinxteren

Ahmed Mouhssin

Vincent Lurquin

Barbara Trachte

Anne Herscovici

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Profil

  • Arnaud Pinxteren
  • Ecolo
  • Homme
  • Belgique Bruxelles
  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

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