Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 16:43

Communiqué de presse de Philippe Henry et Evelyne Huytebroeck :

 

Un an après le sommet de Copenhague et son accord limité, le sommet de Cancun a pu ouvrir un nouveau chapitre pour le climat.

 

Grâce aux efforts de la présidence mexicaine et, en particulier, de la détermination de Patricia Espinosa, Secrétaire des Relations Extérieures du Mexique, un pas déterminant a été réalisé vers un accord mondial.

 

Le résultat de Cancun est aussi celui d’une confiance retrouvée dans le multilatéralisme mondial. Confiance mise à mal vis-à-vis des pays les plus vulnérables, rappelons-le, exclus de l’accord de Copenhague.

 

Si l’accord ne peut pas être considéré comme un traité légalement engageant, il présente des avancées significatives.

 

Nous retiendrons notamment celles-ci :

- la reconnaissance d’un objectif commun visant à stabiliser la température mondiale à un niveau de +2°C par rapport à l’époque pré-industrielle ;
- la mise en place d’un mécanisme de soutien aux pays tropicaux pour qu’ils réduisent la déforestation (responsable de +/- 20 % des émissions de CO2 au niveau mondial) ;
- la concrétisation d’un système pour soutenir le transfert de technologie vers les pays du sud ;
- la création et l’opérationnalisation d’un "fonds vert" mondial qui, à raison de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, soutiendra les actions de lutte contre le changement climatique.

 

Autant de décisions concrètes qui permettent d’envisager un accord mondial solide lors des prochaines négociations qui se tiendront à la conférence de Durban fin 2011.

 

Présents activement à la COP16 pour négocier durant le segment ministériel, au sein de la délégation belge qui exerce la présidence du Conseil européen, les Ministres régionaux de l’Environnement Evelyne Huytebroeck et Philippe Henry saluent les résultats de la Conférence de Cancun.

"L’an dernier, à Copenhague, déclare Philippe Henry, la confiance entre les différents partenaires avait été ébranlée. Il est important de poursuivre le travail sur deux plans. D’une part mettre en place des systèmes contraignants notamment en matière d’émissions. D’autres part, poursuivre la mise en place de projets concrets afin d’aider les pays les plus fragilisés à prévenir l’impact du réchauffement climatique, à l’image de l’appel à projet que la Wallonie a concrétisé à Cancun avec 6 pays africains francophones".

 

Pour Evelyne Huytebroeck, "si on peut se réjouir de la confiance retrouvée et des mécanismes initiés, il ne faut pas perdre de vue que les engagements de réduction d’émissions actuels sont largement insuffisants pour lutter efficacement contre le réchauffement global. Il sera absolument nécessaire de redoubler d’efforts pour qu’un accord global contraignant puisse être conclu lors de la prochaine Conférence l’année prochaine".

 

S’il ne s’agit pas encore d’un accord mondial contraignant, on peut résolument affirmer que la COP 16 de Cancun représente un nouveau départ pour le climat avec la mise en œuvre de mécanismes concrets. »

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 16:58

A l’occasion de la commission affaires économiques du Parlement bruxellois de ce mercredi 8 décembre, j'ai interpellé le Ministre de l’Emploi Benoît Cerexhe sur les retombées du plan Win-Win en Région Bruxelloise.

 

Ce plan, développé par le Gouvernement fédéral en réaction à la crise économique, permet aux entreprises du pays de percevoir une allocation mensuelle d’environ 1000 € lorsqu’elles engagent certaines catégories de demandeurs d’emploi, notamment les jeunes de moins de 26 ans qui ont maximum un certificat de l’enseignement secondaire supérieur. La réponse du Ministre quant aux retombées de ce plan Win-Win sur la région bruxelloise n’est pas de nature à nous rassurer sur la disponibilité des entreprises bruxelloises à offrir des emplois aux bruxellois …

 

En effet, malgré une diffusion importante de l’information auprès des demandeurs d’emploi et des entreprises bruxelloises, seuls 4.000 contrats Win-Win ont été signés par des entreprises bruxelloises en 2010 alors que plus de 44.000 demandeurs d’emplois bruxellois ont fait les démarches et ont obtenus la carte Win-Win, certifiant leur éligibilité aux conditions de ce plan ! La faible utilisation de ce plan à Bruxelles est d’autant plus inquiétante que ses retombées dans les 2 autres Régions sont nettement meilleures : sur 36.000 bénéficiaires du plan Win-Win à l’échelle du pays, 19.288 sont en Wallonie (soit 9,4 % des demandeurs d’emplois de la Région Wallonne), 13.663 sont en Flandre (7,9% en des demandeurs d’emplois de la Région flamande) et 3154 sont à Bruxelles (3,9% des demandeurs d’emplois de la Région bruxelloise).

 

La question de l’équilibre entre les obligations imposées aux demandeurs d’emploi bruxellois, notamment au regard du nouveau « Contrat de Projet Professionnel » pour les moins de 26 ans, et la responsabilité sociale des entreprises à contribuer à la création d’emploi à Bruxelles est donc posée. Et des leçons devront être tirées sur les politiques d’emploi à mettre en place.

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 15:39

En commission Environnement du 16 novembre 2010, j’ai interpellé la ministre Evelyne Huytebroeck sur la préparation des négociations internationales sur le climat de Cancún.

Le contexte : ayant lieu du 29 novembre au 10 décembre 2010, cette 16ème Conférence des Parties (COP) se focalisera sur la suite du protocole de Kyoto, dont la première période d’engagement touchera à sa fin en 2012.

 

L’interpellation portait sur :

- l’importance de cette conférence face au relatif échec de la conférence de Copenhague de 2009 ;

- plus généralement, le rôle des pays développés dans l’accompagnement et le soutien des économies émergeantes ;

- plus particulièrement, le rôle de l’Europe dans la gouvernance mondiale des accords sur la lutte contre le réchauffement climatique et

- le rôle de la délégation régionale par rapport aux délégations nationale et européenne.

 

En sa réponse, la ministre a évoqué les points suivants comme enjeux prioritaires :

- le transfert des technologies et le soutien financier aux pays en développement (des acquis de l’accord de Copenhague à valoriser à Cancún, vu l’impossibilité d’arriver à un accord global et juridiquement contraignant d’ici fin 2011) ;

- le besoin de faire des avancées concrètes à court terme : notamment le respect des engagements des pays industrialisés à l’égard des pays en développement qui, eux, doivent pour leur part s’engager à participer à la réduction des émissions, plutôt sous la forme d’obligation de moyens que de résultats ;

- le manque de communication globale, surtout entre le « segment ministériel » et les discussions avec les partenaires sociaux et les associations environnementales ;

- la solution de prolonger le protocole de Kyoto par le biais d’une seconde période d’engagement ;

- la position importante de la Belgique en tant que détentrice de la Présidence du Conseil européen, dans l’évolution de positions européennes, actuellement fort divergentes.

- l’implication active de la Région bruxelloise dès le début des discussions, au niveau ministériel ainsi qu’avec les administrations concernées.

 

Nous espérons évidemment que ces priorités pourront être entendues lors du sommet car les changements climatiques sont une réalité,  l’heure est donc à l’action !

 

Le compte-rendu intégral en cliquant ici

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 19:35

 

 

Le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale sera amené à approuver, à l’occasion de la séance plénière de ce vendredi 26 novembre 2011, l’accord conclu entre chefs de groupe de la majorité (PS – Ecolo – cdH - Open VLD - CD&V – Groen!) au sujet de la réduction du montant des indemnités allouées à certains parlementaires pour l’exercice de fonctions spéciales.

Cette mesure exécute l’accord de majorité conclu en 2009 et confirme, après l’adoption de règles de décumul pour les membres du gouvernement notamment, la volonté des partis de la majorité de faire de la Région de Bruxelles-Capitale un modèle sur le plan de la bonne gouvernance.

 

L’accord intervenu prévoit :

 

- la suppression de l’indemnité liée à la présidence du bureau ;

- la réduction pour moitié de l’indemnité liée à la 1ère vice-présidence du bureau jusqu’en 2014 ;

- la réduction de 33 % de la partie imposable de l’indemnité pour fonctions spéciales allouée aux autres membres du bureau (vice-présidents et secrétaires) ;

 

- la réduction de la partie des « frais et charges » de l’indemnité pour fonctions spéciales allouée aux autres membres du bureau (vice-présidents et secrétaires) à 28 % du nouveau montant du traitement imposable ;

- la réduction de 33 % de la partie imposable de l’indemnité pour fonctions spéciales allouée aux chefs de groupe ;

- que les présidences de commissions demeurent non spécifiquement rémunérées, contrairement à ce qui se fait au sein des autres assemblées.

 

Cet accord a déjà été avalisé le 28 octobre dernier par le bureau du Parlement.

 

Ces diverses mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2011. Elles auront pour effet de diminuer de plus de 40 % le budget consacré aux indemnités pour fonctions spéciales, soit une économie de plus de 300.000 euros par an. Le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale participe ainsi à l’effort global de réduction des dépenses publiques en cette période de crise.

 

Outre la réduction des indemnités pour fonctions spéciales, les chefs de groupe de la majorité ont également convenu de diminuer, au lendemain des élections communales de 2012, le nombre de membres du bureau du parlement de 15 (10 fr. – 5 néerl.) à 12 (8 fr. – 4 néerl.).

 

 

Rudi Vervoort (PS), Yaron Pesztat (Ecolo), Céline Fremault (cdH), Els Ampe (Open VLD), Brigitte Depauw (CD&V) et Annemie Maes (Groen!), chefs de groupe.

 

 

Par Arnaud Pinxteren
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 17:37

Dans le cadre des discussions budgétaires bruxelloises, j'ai interpellé le Ministre de l'Economie, Benoit Cerexhe (CDH), sur la place qu'il accordait, ou plutôt qu'il n'accordait pas aux alterantives économiques. Vous trouverez ci-dessous mon intervention :

 

"Monsieur le Ministre,vous avez dit que l’économie verte n’a pas pour vocation de se substituer à l’économie classique. En effet, l’économie verte a pour vocation, au minimum , de soutenir le développement de nouvelles niches vertes et d’orienter l’économie vers des secteurs d’activités plus durables. Elle a pour vocation, au mieux, de limiter l’empreinte écologique des biens et services générés et des modes de productions utilisés pas notre système économique.

 

L’économie verte interroge donc le « comment » et le « quoi » de l’économie capitaliste, dirais-je pour vulgariser mon propos.

 

Reste donc à interroger le « pourquoi » de l’économie. Je fais ici référence à la vaste question posée par la transition écologique. Une transition vers une société juste, soutenable, inclusive, …

 

Je le concède, cette discussion dépasse largement le cadre de nos discussions budgétaires mais j’aurais cependant souhaité voir évoqué dans votre programme de travail pour 2011 le soutien à des modèles économiques alternatifs, tel que le secteur de l’économie sociale.

Vous connaissez mon point de vue, l’économie sociale ne se réduit pas et ne peut être réduite à la seule insertion socioprofessionnelle. Elle représente un foisonnement d’initiatives prônant une approche différente de l’économie, non pas axée uniquement sur le profit privé mais s’intéressant notamment au sens de son action et à sa manière d’entreprendre.

 

Je regrette donc que rien ne soit dit, dans votre programme économique, sur le soutien spécifique à ce secteur et ses acteurs, tels que les sociétés et coopératives à finalité sociale pour les opérateurs de la finance alternative.

 

Monsieur le Minsitre, interroger le « pourquoi, » passe pourtant nécessairement par soutenir « l’autrement »."

 

Réponse : " Oui, on peut en discuter..."   Quand????

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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  • Arnaud Pinxteren
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  • Belgique Bruxelles
  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

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