Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 10:55

Accompagnement des demandeurs d’emploi :

 

Le dispositif d’activation des demandeurs d’emploi, aussi appelé « chasse aux chômeurs » implique l’obligation dans le chef des pouvoirs publics de proposer à tout demandeur d’emploi de se faire accompagner par un « conseiller  emploi ». Ce dernier dépend directement d’Actiris mais travaille dans les antennes communales, la décentralisation de cette fonction ayant pour objectif de rapprocher le conseiller du chercheur d’emploi. Ainsi, en Région de Bruxelles-Capitale, 390 conseillers emploi encadrent les 105.380 chercheurs d’emploi, soit un ratio global de 1 conseiller emploi pour environ 270 chercheurs d’emploi.

Pourtant, « Le processus de décentralisation d’Actiris conduit à une inégalité de traitement des demandeurs d’emploi bruxellois » affirme le député Ecolo Arnaud Pinxteren. 

En effet, suite à une minutieuse collecte de données, le député a déterminé la répartition des conseillers emploi d’Actiris entre ses différents sites. Le député note tout d’abord que « ce ratio est largement supérieur à celui du VDAB où 1 consultant accompagne en moyenne 80 chercheurs d’emploi ». Mais il y aurait plus interpellant encore.  

Ainsi, les 17 antennes d’Actiris totalisent ensemble un nombre de 206 conseillers emploi allant de 4,4 équivalents temps-plein (ETP) à Berchem St-Agathe à 28,2 ETP à la Ville de Bruxelles. Cette différence est a priori logique compte tenu de l’importance respective des populations des différentes communes. Cependant, ramenés au nombre de chercheurs d’emploi par communes correspondantes, et sur base des chiffres que fournis le Ministre, il vaut mieux être chercheur d’emploi à Auderghem, Woluwé-St-Pierre ou Uccle plutôt qu’à Bruxelles, Schaerbeek, Jette ou Anderlecht. En effet, une grande disparité du nombre de chercheurs d’emploi par conseiller emploi est observée entre les différentes antennes d’Actiris.

Ainsi, par exemple :

  • l’antenne d’Auderghem compte 1 conseiller emploi pour 223 chercheurs d’emploi alors qu’à la Ville de Bruxelles, un même conseiller a la charge de 597 chercheurs ; 
  • l’antenne de Woluwé-St-Pierre compte 1 conseiller emploi pour 314 chercheurs d’emploi, celle de Schaerbeek, 1 conseiller emploi pour 592 chercheurs d’emploi ;
  • l’antenne d’Uccle compte 1 conseiller emploi pour 375 chercheurs d’emploi, celle d’Anderlecht, 1 conseiller emploi pour 568 chercheurs d’emploi !

 

Bien entendu, il s’agit ici de chiffres bruts. Cela n’enlève pourtant rien à leur caractère particulièrement préoccupant, d’autant plus lorsqu’on connaît le ressenti des conseillers emplois dont la charge de travail étouffante ne permet déjà pas à la plupart d’entre eux de mener leur mission d’accompagnement aussi bien qu’ils le souhaiteraient.

 

Interpellé en commission des Affaires Economiques hier après-midi, le Ministre de l’Emploi a reconnu la nécessité de réaliser une évaluation des modalités d’affectations des moyens humains par antenne d’Actiris. Des mesures correctives  doivent être envisagées si le déséquilibre identifié se confirmait.

 

 

Arnaud Pinxteren

Député bruxellois

0479/90.99.09

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Economie
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 13:15
  La question préjudicielle a été posée par le Conseil d'Etat à la suite d'une plainte de la compagnie EAT (European Air Transport) qui s'était vue infliger une amende pour dépassement des normes bruxelloises.
 

Les normes de bruit fixées par la Région bruxelloise pour limiter les nuisances sonores liées au survol de son territoire par les avions décollant et atterrissant à l'aéroport national de Zaventem tout proche ne sont pas contraires à la réglementation européenne dans ce domaine, a conclu l'avocat-général de la Cour de Justice européenne.

 

Celle-ci devra encore rendre son arrêt sur une question préjudicielle posée par le Conseil d'Etat belge qui lui a demandé de vérifier si la réglementation de la Région bruxelloise était conforme à la directive européenne en la matière. Dans la plupart des cas, la Cour suit l'avis de l'avocat-général.


Pour l'avocat-général Cruz Villalón, la législation bruxelloise tient la route en regard du droit européen. La directive européenne n'empêche nullement que des mesures environnementales complémentaires soient prises. Dans le cas contraire, "les pays seraient paralysés dans leur lutte contre la surcharge de bruit et manqueraient d'espace pour mener des politiques en matière de santé publique, d'environnement et d'aménagement du territoire", a-t-il dit.

 

(d'après Belga)

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 15:32

Communiqué de presse

                                                                           

La commission « Environnement » du Parlement Bruxellois revenait ce matin sur l’épisode mouvementé de la fermeture de la Station d’épuration de Bruxelles-Nord (STEP nord), à la faveur de l’analyse du premier rapport d’experts étudiant les causes de cette fermeture.

 

Pour rappel, Aquiris, la filiale du géant français Veolia, l’exploitant de la STEP nord, décidait unilatéralement en décembre 2009  d’arrêter totalement le traitement des eaux usées d’1,1 million d’habitants et de les rejeter directement dans la Senne. Aux dires d’Aquiris, cette fermeture se justifiait par la volonté de garantir la sécurité du personnel et des installations.  

 

Avec les conséquences que l’on connaît : une pollution majeure de la Senne, du Rupel et de l’Escaut, une atteinte à l’image de Bruxelles  et une mise en cause des capacités de gestion de ses dirigeants.

 

Il était indispensable d’objectiver non seulement les raisons de la fermeture de la STEP nord mais également son fonctionnement général. Le premier rapport d’experts indépendants sur les causes de la fermeture de la STEP nord était débattu ce matin.

 

A cette occasion, le député Arnaud Pinxteren (Ecolo) a rappelé les propos parfois calomnieux qui avaient été proférés il y a plus d’un an en précisant que le premier enseignement du rapport d’experts est que « nulle part dans ce rapport indépendant, à aucun moment, les experts ne critiquent l’action ou l’attitude de la Région et de la SBGE ».

 

Le député a également souligné que la lecture du rapport permet d’identifier clairement, dans le chef d’Aquiris, des erreurs de gestion, des pratiques de dissimulation, et des mensonges qui confirme l’odieux chantage environnemental exercé par le partenaire privé.

 

Aujourd’hui, il est avéré que la fermeture de la station n’était ni justifiée, ni nécessaire et qu’elle ne pouvait donc, en conséquence, pas être anticipée. Faut-il préciser qu’aucun dispositif de concertation ou de contrôle n’aurait donc pu l’empêcher ? Reste donc à trouver le mobile qui, aux yeux du député, « ne peut s’expliquer que par la volonté du concessionnaire privé de mettre une pression maximale sur les pouvoirs publics afin de voir la facture de ses erreurs de conception épongées par les bruxellois ».

 

Et le député de conclure que « l’heure n’est plus à l’exploitation politique d’un chantage environnemental mais bien à la défense de l’intérêt des bruxellois. » 

   

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 19:23

Communiqué de presse-

 

La forêt de Soignes, patrimoine naturel mais aussi social de premier ordre en Région bruxelloise, doit être préservé. Des mesures d’urgence doivent être prises pour éviter la destruction de 30% de la forêt de Soignes (canton du Terrest) en cas de grande tempête.

 

En 2003, un plan de gestion pour revitaliser la forêt de Soignes a été élaboré par Bruxelles-Environnement (IBGE). Ce plan a été réalisé en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le cadre d’une large consultation populaire. Il apparait pourtant aujourd’hui, à la lueur des dernières études mais aussi intempéries, que ce plan ne répond plus aux facteurs de risques actuels.

 

Suite aux tempêtes qui ont frappé les forêts d’Europe occidentale lors de cette dernière décennie et en raison de l’impact du réchauffement climatique sur nos forêts, Bruxelles-Environnement a commandité une série d’études[1] dont les conclusions confirment l’état sanitaire inquiétant des hêtres de la forêt de Soignes et soulignent la dégradation générale de la forêt. Elles confirment par ailleurs que les changements climatiques ne feront, à l’avenir, qu’aggraver cette situation.

 

La dernière étude du Centre de développement forestier de Chimay réalisée fin 2010 dans le cadre d’une mission d’appui à la régénération de la forêt de Soignes a analysé les facteurs de risque suivants: vitesse du vent, essence et hauteur des arbres, nature du sol. Cette étude a mis en évidence le fait qu’une tempête avec des vents de 120 km/h entrainerait de 30% à 80 % de dégât dans le Canton du Terrest de la forêt de Soignes. En cas de vents supérieurs à 140 km/h, les dégâts atteindraient 55% à 95%. Or, La probabilité que de telles tempêtes se produisent dans les prochaines années est de 95% selon l’IRM[2].

 

Sur base de ces éléments, le groupe Ecolo au Parlement bruxellois estime qu’il faut redéfinir le plan de la gestion de la forêt de Soignes. Ecolo demande  dès lors au gouvernement :

 

  • de poursuivre la gestion de la forêt de Soignes, conformément au plan de gestion tout en prenant des mesures de gestion urgentes en cas de situation urgente pour des raisons de sécurité (Canton de Terrest,…).
  • que la stratégie de régénération intègre la direction des vents dominants, cela nécessite d’adapter le plan des coupes prévues initialement par le plan de gestion de 2003 ; 
  • au vu des constats des différents rapports, de lancer une consultation des acteurs pour qu’un nouveau plan de gestion soit élaboré avant la fin de l’année 2012.

 

Le débat sur la régénération de la forêt de Soignes est une opportunité cruciale pour redéfinir l’avenir de la forêt bruxelloise de demain et son mode de gestion. Des solutions durables existent, Ecolo souhaite qu’elles soient appliquées.

 

 

Ahmed Mouhssin

Député bruxellois

0476/41.51.64

 

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 15:46

- COMMUNIQUE DE PRESSE -

      

Les récents pics de pollution l’ont rappelés, la qualité de l’air à Bruxelles est mauvaise, parfois médiocre. Il s’agit avant tout une question de santé publique très préoccupante puisqu’elle met en péril la santé de tous les bruxellois, en particulier les habitants les plus fragilisés, dont les enfants et les personnes âgées. Faut-il encore rappeler que l’on attribue aux particules fines près de 10.000 décès prématurés chaque année en Belgique ? Or, la mauvaise qualité de l’air est la conséquence de multiples causes. Il est donc fondamental d’agir concrètement sur chacune de celles-ci pour pouvoir retrouver un air plus respirable.

 

Ecolo se félicite donc aujourd’hui du vote à l’unanimité au Parlement bruxellois du projet d’ordonnance relative à l’évaluation et l’amélioration de la qualité de l’air ambiant.

 

Ce texte renforce le dispositif législatif existant en prévoyant notamment l’obligation légale de mesurer les particules très fines (PM 2.5, les plus dangereuses) mais aussi d’informer le public sur la qualité de l’air et la possibilité de scinder le territoire bruxellois en différentes zones.

 

Sur ce dernier point, le député Ecolo Arnaud Pinxteren a souligné l’importance de maintenir les mêmes valeurs cibles et valeurs limites de qualité de l’air pour l’ensemble des zones bruxelloise afin d’éviter toute discrimination entre les habitants de la Capitale.

 

Pour Ecolo, et comme l’a rappelé son député, « il est importante de mesurer et d’informer…mais il est surtout indispensable d’agir ! ».  Dans ce sens, il est légitime d’attendre désormais « une même unanimité des députés pour soutenir les actions concrètes indispensables en vue d’améliorer la qualité de l’air à Bruxelles tel que la lutte contre l’élargissement du Ring Ouest, la  priorité aux transports en commun, le partage de l’espace public ou encore le péage urbain »

 

L’urgence de mesures fortes n’est plus à démontrer mais bien à concrétiser au plus vite et de façon déterminée.

 

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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  • Arnaud Pinxteren
  • Ecolo
  • Homme
  • Belgique Bruxelles
  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

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