Environnement

Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 12:02

À l’occasion de la commission Environnement du 26 octobre 2010, j’ai interpellé le secrétaire d’État à la Propreté au sujet de la différenciation de prix entre les sacs blancs d'une part et les sacs jaunes et bleus d'autre part. 

 

Différencier les prix  des sacs  doit favoriser le trii, ce qui est évidemment une bonne chose même si notre souhait est d'introduire une  véritable tarifcation progressive des sacs blancs. A l'instar de ce qui se fait en matière d'eau, le principe du pollueur-payeur serait alors parfaitement d'application : plus on produit de déchets, plus on paye.

 

A l'occasion de la réponse du secrétaire d'État, nous avons appris la suppression des sacs blancs de 80l, trop grands et trop fragiles, ainsi que l'harmonisation des sacs poubelles blancs, bleus et jaunes (de 30l ou de 60l), du nombre de sacs par rouleaux (afin de faciliter la comparaison des prix entre fournisseurs) et surtout l'introduction des petits sacs bleus pour éviter les nuisances domestiques olfactives. Les sacs bleus actuels sont en effet trop grands et donc difficiles à remplir. Leur évacuation régulière n’est pas possible pour nombre de ménages.

 

Ces modifications vont dans le bon sens car elles contribueront à favoriser les comportements environnementalement responsables, limiteront l'incinération des déchets ultimes et ce tout en améliorant  le confort de vie des bruxellois !

 

Plus d'information en cliquant ici

 

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 11:04
 

Climat et biodiversité

Les ambitions européennes ne sont pas à la hauteur !   

 

Ce jeudi 14 octobre, le Conseil européen a adopté sa position en vue des sommets de Nagoya (biodiversité) et de Cancún (climat). Si l’on peut se réjouir de la bonne volonté affichée par les Etats membres en matière de biodiversité, il n’en va pas de même en matière de climat !

 

En 2000, l’objectif de stopper la perte de biodiversité pour 2010 fut adopté. 10 ans plus tard, après un constat d’échec et une analyse des manquements, le Conseil européen a reporté cet objectif à 2020. Après ces 10 années ‘perdues’, les ambitions affichées par l’Europe restent élevées. Pour les concrétiser, il faudra cette fois y mettre les moyens nécessaires et ne pas relâcher l’effort en cours de route, y compris lorsque des intérêts « de court terme » se manifesteront.

 

En matière climatique, malgré la convergence de nombreux rapports sur l’importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à -30% en 2020 par rapport à 1990, l’UE est restée bloquée, à ce stade, à l’objectif de -20%, soit trop peu pour répondre aux recommandations du groupe des experts intergouvernementaux pour le climat (GIEC).

Pour rappel, l’UE s’est elle-même engagée à réduire ses émissions de GES de 80 à 95% pour 2050. La trajectoire qu’il faudrait dès lors adopter pour atteindre ces chiffres impose une réduction des émissions de 30 à 40% en 2020 ! Difficile dès lors de se réjouir…

 

Les écologistes sont déçus de l’attitude conservatrice de certains Etats membres responsables de cette tiédeur européenne et regrettent que la Présidence belge ne soit pas parvenue à débloquer cet important dossier qui aurait permis à l’UE de reprendre une place de choix dans le concert des Nations actives en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

 

 

Eric JADOT

Député fédéral

 

Thérèse SNOY

Députée fédérale

 

Xavier DESGAIN

Député wallon

 

Arnaud PINXTEREN

Député bruxellois

 

Isabelle DURANT

Vice-présidente du parlement européen

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 12:14

Le P.L.A.G.E. (pour Programme Local d’Actions pour la Gestion de l’Energie) fait partie des nombreux outils lancés par Evelyne Huytebroeck pour réduire les consommations d’énergie en Région de Bruxelles-Capitale. Ce programme a été développé afin de conscientiser les propriétaires de gros patrimoine immobilier et de leur apprendre les bons réflexes à adopter pour économiser l’énergie. Et ce, pour la construction, la rénovation mais aussi et surtout la gestion quotidienne. Il s’agit de leur offrir un soutien à la fois technique et financier, essentiellement axé sur le personnel.

 

Lancée en 2006, la première vague P.L.A.G.E. destinée aux communes et hôpitaux est à présent terminée. Et les résultats sont édifiants ! Après la mise en œuvre de leur programme d’actions, les sept communes participantes ont enregistré - 15,8% de consommations en gaz et - 4,3% en électricité. Les cinq hôpitaux ont quant à eux atteint - 14,3% en gaz, - 0,6% en électricité. En tout, 2,7 millions d’euros et 6.700 tonnes de CO2 ont ainsi été épargnés !

 
Par Arnaud - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 11:47

Ce samedi 11 septembre venez découvir le premier magasin seconde main entièrement dédié aux enfants de 0 à 14 ans!

 

C'est durable, c'est solidaire et c'est pas cher !

 

Cliquez-ici pour voir l'affiche de l'évènement

 

Rue des Chartreux 37
1000 Bruxelles
02/502 3003
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h.

Par Arnaud - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 11:46

Comment le faux scandale du Climategate s'est dégonflé


Une commission d'enquête réhabilite les chercheurs de l'université d'East Anglia, accusés d'avoir manipulé des données.


(De Londres) Aprè-s six mois d'enquête, une commission indépendante blanchit les scientifiques britanniques accusés à tort d'avoir manipulé les données sur le réchauffement de la planète.

Trop tard. Le pseudo scandale a contribué à faire capoter le sommet de Copenhague et a réussi à semer le doute sur le rôle de l'homme dans les changements climatiques.

Depuis huit mois, les chercheurs de l'Université d'East Anglia vivaient comme des parias. Ils peuvent désormais relever la tête. La commission d'enquête indépendante sur « l'affaire des emails » les dédouane de toute pratique frauduleuse.

« Leur rigueur et leur honnêteté ne peuvent être mis en doute » affirment les auteurs de ce rapport très attendu, publié ce mercredi. Le document est censé mettre un point final à l'un des épisodes les plus désolants de la lutte contre le changement climatique.

Le « Climategate » a plombé le sommet de Copenhague fin 2009

Le prétendu scandale, baptisé « Climategate », débute en novembre 2009, lorsque plusieurs centaines d'emails privés de membres de l'Unité de recherche climatique (CRU) de l'université d'East Anglia se retrouvent mystérieusement en ligne. Ce prestigieux laboratoire, basé à Norwich, à 170 kilomètres au nord-est de Londres, est réputé pour ses mesures de la température mondiale.

Le CRU a donc un rôle éminemment stratégique. Ses données servent de base aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), l'instance suprême chargée de prédire l'avenir de la planète.

Dans un des emails, daté du 16 novembre 1999, le chef du CRU se vante d'avoir trouvé une « ruse » pour « dissimuler la baisse » d'une courbe de températures.

Avec ces trois mots, extraits d'une correspondance frauduleusement piratée, les climatosceptiques pensent avoir trouvé la preuve irréfutable d'un complot mondial contre le mode de vie à l'occidentale.

Sarah Palin et la théorie du complot des climatosceptiques

Sarah Palin s'auto-proclame égérie de la coalition hétéroclite des « négationnistes », qui nient le rôle de l'homme dans le réchauffement de la planète. Le 9 décembre 2009, au moment où s'ouvre le sommet de Copenhague, l'éphémère candidate à la vice-présidence américaine écrit dans le Washington Post :

 »« Le Climategate met au jour un cercle scientifique hautement politisé (…) Ce scandale remet en cause les propositions qui sont sur la table à Copenhague. J'ai toujours pensé qu'un programme de gouvernement devait se baser sur une science solide, pas sur des jugements politiques (…)

Nous ne pouvons pas dire avec certitude que les activités humaines sont la cause des changements climatiques.

Ce que nous pouvons affirmer, en revanche, c'est que les éventuels bénéfices des politiques proposées de réduction des émissions sont largement inférieurs à leur coût économique. Et ces coûts sont réels. »

A Copenhague, le « Climategate » va peser lourd. L'Arabie Saoudite qui, en tant que producteur de pétrole, a beaucoup à perdre d'une régulation des émissions de CO2, prend prétexte de l'affaire pour contester les conclusions prétendument alarmistes du Giec.

Dans les couloirs du sommet (où j'étais envoyé par RFI), je me souviens avoir été témoin de l'abattement total du glaciologue Jean Jouzel, vice-président du Giec. Il voyait disparaître en fumée, sous l'effet d'une redoutable campagne médiatique, plusieurs décennies d'un travail de fourmi pour sensibiliser aux conséquences potentiellement dramatiques de la fonte des glaciers.

En portant atteinte à la crédibilité de la communauté scientifique, le « Climategate » a contribué à l'échec de Copenhague. Il a donné une tribune aux « négationnistes », désormais invités sur tous les plateaux de télévision.

Après Copenhague, les scientifiques britanniques réhabilités

Après des mois de battage médiatique, la commission d'enquête sur les emails de l'université d'East Anglia vient remettre les points sur les « i », en réfutant une à une toutes les accusations des climatosceptiques.

Manipulation de données : faux

Les climatosceptiques soupçonnaient les chercheurs d'East Anglia de trafiquer les chiffres pour faire croire à un hypothétique réchauffement climatique. Accusation balayée :

« Sur les allégations contre l'attitude des scientifiques du CRU, nous sommes arrivés à la conclusion que leur rigueur et leur honnêteté ne peuvent être mis en cause. »

Rétention d'information : faux

Les climatosceptiques se plaignaient de ne pas avoir accès aux données. La réponse de la commission d'enquête est sans ambiguïté :

« L'argument selon lequel le CRU aurait quelque chose à cacher ne tient pas. Toute recherche indépendante a la possibilité de télécharger les données et de rédiger ses propres conclusions sans avoir recours aux informations du CRU. »

Ostracisme : faux

Le rapport rejette l'idée selon laquelle les chercheurs du CRU auraient abusé de leur situation pour empêcher la publication d'articles signés par des climatosceptiques.

Les enquêteurs n'ont trouvé « ni subversion du processus (scientifique) de révision par des collègues, ni tentative d'influencer la politique éditoriale des revues scientifiques ».

« C'en est fini des théories du complot et des contre-vérités »

Face à la pression médiatique, Phil Jones, le directeur du CRU, avait admis en février avoir pensé au suicide. Suspendu le temps de l'enquête, il a immédiatement retrouvé son poste après la publication du rapport. Pour le vice-recteur Edward Acton, cité par la BBC, il faut maintenant laver l'honneur des chercheurs :

« C'en est fini des théories du complot, des contre-vérités et des incompréhensions. Nous espérons qu'il sera fait largement écho de cette réhabilitation des scientifiques de l'université, qui ont considérablement souffert de cet épisode. »

Les climatologues d'East Anglia ne sortent pas complétement blanchis de cette longue enquête. Le rapport met en cause leur attitude « peu coopérative » et « défensive ». Il leur reproche également un manque d'ouverture dans leurs travaux.

Mais dans l'ensemble, les conclusions de la commission confirment les deux précédents avis rendus sur cette affaire : celui d'une commission parlementaire, en mars et celui d'un comité interne à l'université, en avril, qui avaient tous deux disculpé les chercheurs.

Revers en série pour les climato-sceptiques

Les climato-sceptiques n'ont plus le vent en poupe. Ils ont également été renvoyés dans leurs cordes le 6 juillet par autre enquête, commandée par le gouvernement néerlandais. Elle valide les conclusions du Giec sur les conséquences du réchauffement climatique.

Indépendamment du « Climategate », le groupe d'experts a lui aussi été la cible d'attaques, pour des erreurs dans son rapport de 2007, notamment sur la disparition des glaciers himalayens d'ici 2035. « Les conclusions (du Giec) sont fondées et ne contiennent pas d'erreur significative » estiment les enquêteurs néerlandais.

En juin 2010, une étude menée par l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis témoignait de l'isolement des « négationnistes ». Elle révélait que 98% des climatologues soutiennent, comme le Giec, le principe d'une accélération du changement climatique liée à l'activité humaine, qui menace l'avenir de la planète.

La clique des sceptiques ne regroupe donc qu'une poignée d'irréductibles. En dépit du consensus scientifique, ils ont cependant réussi, du faux scandale des emails aux attaques sur la crédibilité du Giec, à semer le doute dans les esprits.

Si les négociations sur le climat piétinent, sept mois après Copenhague, c'est parce que l'élan politique en faveur d'un accord contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre est largement retombé, notamment sous l'effet des thèses « négationnistes ».

Par Arnaud - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

  • Arnaud Pinxteren
  • Ecolo
  • Homme
  • Belgique Bruxelles
  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

Recommander

Catégories

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés