Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 16:04

Vous trouverez ici l'exposé que j'ai eu l'occasion de faire la semaine dernière au sujet "Des enjeux de la gestion urbaine de l'eau" dans le cadre du permier STREAM Policy Seminar “State of the art in urban water management”.

 

Ce fut l'occasion d'échanges fort intéressants entre le monde scientifique et les pouvoirs publics notamment en ce qui concerne les paramètres de modélisation de la présence de l'eau dans les villes. Ceux-ci ne peuvent plus être que techniques mais doivent aussi intégrer des paramètres sociaux, urbanistiques, envrionnementaux et économiques.  Le gestion de l'eau doit et sera nécessairement transversale !  

 

Plus d'info concernant ce projet sur http://www.stream-project.eu/

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 10:15

dechetterie1

L’accord insti tutionnel récemment conclu prévoit la régionalisation des déchetteries communales. Cette déci sion est une opportunité majeure en vue d’atteindre les objectifs régionaux en matière de recyclage et de réutilisation (une réduction de 50% de déchets incinérés à l’horizon 2018).

 

 

 

Pour rendre cela possible, une politique intégrée, performante et ambitieuse doit être rapidement mise en œuvre dans les déchetteries ainsi multipliées, au plus grand bénéfice de l’environnement et de l’emploi. On en est pourtant loin….

 

Fraudeurs, dormez tranquilles 

 

A ce jour, les autorités publiques sont dans l’incapacité de vérifier d’une part la domiciliation bruxelloise des personnes se rendant aux déchetteries régionales et, d’autre part, d’encoder les quantités d’encombrant apportés par chaque particulier.

 

L’expérience montre en effet que les agents contrôlent le lieu d’émission des cartes d’identités, ce qui n’est donc pas une garantie de résidence à Bruxelles. Par ailleurs, en l’absence d’un encodage précis des apports, il est possible, chaque jour, d’amener gratuitement 2m³ de déchets encombrants à chacune des déchetteries, soit 4m³ par jour. Annuellement, ceci représenterait approximativement un volume possible de 1.000 m³ par an par personne  à charge des pouvoirs publics ! Une telle quantité est peu réaliste quand on parle des particuliiers, elle devient par contre attractive lorsque l'on parle des vide-greniers professionnels....

 

Un système d’encodage informatisé tel qu’il en existe en Wallonie et en Flandre permettrait de fixer un plafond annuel et non plus quotidien pour les flux dont il convient de limiter les apports. Un tel système serait plus souple pour les habitants de la Région et  permettrait plus efficacement de limiter les déchets non « ménagers » apportés par  des professionnels.

 

Une tarification injuste ! 

 

Au-delà de 2m³ d’encombrants apportés par jour par un particulier, un montant forfaitaire de 100 EUR lui est facturé. Etonnamment, ce montant n’est donc pas progressif c-à-d qu’il n’est pas fonction du volume apporté et un particulier qui souhaiterait se débarrasser par exemple de 2,5m³ d’encombrants devra :

-          soit payer les 100 Eur,  donc un montant largement supérieur à celui facturé par un opérateur privé de déchets (se basant lui sur le poids des déchets apportés et non le volume)

-          soit se rendre à l’autre déchetterie régionale avec la quantité excédentaire aux 2 m³ journalier autorisé, car aucun système d’encodage centralisé n’existe entre les deux déchetteries ;

-          soit revenir le lendemain à la même déchetterie avec ladite quantité excédentaire.

 

Par ailleurs, le caractère élevé de ce montant (100€) étonne car un enlèvement à domicile car Bruxelles-Propreté facture 19€ par m³ au-delà des 2 premiers m³ gratuits… Celui qui fait l’effort de se déplacer à la déchetterie doit donc payer plus cher que celui que demande à Bruxelles-Propreté de venir faire un enlèvement à domicile. Cela n’incite guère les habitants à venir à la déchetterie, alors que cela représente un coût moindre pour Bruxelles-Propreté !

Il est temps de mettre fin à ces inepties qui sont autant de frein au recyclage et à la répartition juste des coûts que celui-ci implique. Il est important que les déchetteries soient des endroits accessibles pour tous, à des coûts proportionnels et non forfaitaires. Pour ce faire, Ecolo plaide pour :

- la mise en place rapide d’un système informatisé et centralisé d’encodage des quantités d’encombrants apportés  par les particuliers 

- la révision de la gille tarifaire afin d’y introduire une progressivité des prix.

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Environnement
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 20:34

Un  comité officiel des usagers de Villo ! sera très prochainement créé !  

 

Le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, Bruno De Lille, a ainsi répondu favorablement à ma proposition exposée cet après-midi en Commission Infrastructure du Parlement bruxellois.

 

Comme je l'ai précisé dans mon intervention, au moment où démarre la seconde phase de développement du réseau Villo !, il est essentiel de mettre en place un tel comité d'usagers en vue d'accompagner les nouveaux usagers, de résoudre les difficultés pratiques, actuelles et futures, d'améliorer le système et d'en faire la promotion. Un tel comité pourra en outre valoriser les demandes et suggestions des utilisateurs du service tout en permettant d'établir des constats utiles et précis. Cette connaissance du terrain s’avérera essentielle dans l’amélioration du système et dans la poursuite de son succès. 

 

Bruno De Lille a encore précisé dans sa réponse que "la mise en place d’un comité d’usager officiel en partenariat avec l’opérateur, structuré et régulier (...) est de nature à renforcer la qualité du service. Bien entendu, ce comité des usagers organisera ses travaux dans le cadre de la convention existante entre la région et Decaux. Son rôle sera avant tout d’améliorer le dialogue afin de résoudre des problèmes qui se posent sur le terrain  Le comité d’avis se réunira sur base régulière et comprendra des représentants des usagers de Villo !, les représentants des associations cyclistes, des représentants de l’administration et du STIB et bien entendu de l’opérateur."

 

Le Secrétaire d'Etat nous a par ailleurs informé qu'une enquête de satisfaction auprès des usagers de Villo ! sera organisée fin de cette année.

 

Le comité des usagers de Villo ! pourra utilement, lors de sa première réunion, se pencher sur les résultats de cette enquête!

 

 

La question orale complète :

 

Monsieur le Ministre,

 

Le 16 juin dernier vous avez annoncé le lancement de la seconde phase de développement du réseau Villo! avec l'implantation de nouvelles stations en deuxième couronne. Nous nous en réjouissons évidemment car cela ne peut que concourir à une mobilité plus durable et plus conviviale, conformément aux objectifs que s'est fixés le Gouvernement.

Même si on bénéficie aujourd'hui de l'expérience de la première phase, cette seconde phase sera délicate à négocier :

-         Il y aura un nombre important de nouvelles personnes à accompagner dans leur découverte du système;

-         Les nouvelles stations connaîtront sans doute quelques maladies de jeunesse;

-         Le maintien des vélos en bon état de marche requerra encore plus d'interventions alors que dans votre réponse à une question écrite de ma part, vous déclariez que 13.000 réparations avaient déjà dû être effectuées entre mai 2009 et juin 2011; 

-        et surtout, l'échelle beaucoup plus vaste du réseau nécessitera encore plus d'attention au niveau de la régulation de la répartition des Villo! entre les stations.

Pour que cette seconde phase connaisse un succès rapide, il faudra aussi en faire la promotion.

 

Lors du lancement du réseau Villo!, on a vu apparaître l'un ou l'autre collectif informel d'usagers (notamment « Where's my villo! », témoins des difficultés des usagers et de leur souhait de se faire entendre tant du concessionnaire que de l'autorité régionale.

Pour répondre à cette attente, la Mairie de Paris a instauré en avril 2010 un « Comité des usagers de Vélib'», qui joue le rôle d'interface entre le concessionnaire, les usagers et les autorités. Il est composé de 20 usagers réguliers et se renouvelle par moitié tous les ans. Ils animent un blog sur Internet intitulé « Vélib' et Moi ».

A Bruxelles également, la création d'un comité d'usagers Villo!, auquel seraient associés des représentants des associations de cyclistes au titre d'experts serait une manière d'accompagner les nouveaux usagers, de résoudre les difficultés pratiques, d'améliorer le système et d'en faire la promotion.

Cette pratique est habituelle dans les services publics, en particulier dans le domaine de la mobilité. Il existe ainsi un comité d'usagers de la STIB et de la SNCB, et votre collègue Brigitte Grouwels a annoncé l'année dernière la mise en place d'un comité d'usagers des Taxis.

Je voudrais donc savoir si la mise en place d'un comité d'usagers de Villo! a été étudiée et, dans l'affirmative, si sa mise en place est programmée.

 

En vous remerciant de votre réponse,

 

 

Arnaud PINXTEREN                 

Député            

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Mobilité
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 21:34
BRUXELLES 07/09 (BELGA) = Les ministres Ecolo et Groen! du gouvernement 
bruxellois proposeront jeudi à leurs collègues de l'équipe Picqué de 
profiter de la suspension des travaux pour étudier une modification du 
projet de réaménagement de l'avenue du Port, a indiqué mercredi le 
cabinet du secrétaire d'Etat Ecolo Christos Doulkeridis.
    Evelyne Huytebroeck, Christos Doulkeridis et Bruno De Lille 
suggéreront à nouveau ensemble au gouvernement bruxellois de "mettre 
sérieusement en balance les coûts de tous ordres de la poursuite du projet 
actuel avec la possibilité d'un projet modificatif démarré dans un 
délai rapide". 
    A leurs yeux, celui-ci devra veiller à la valeur patrimoniale et 
paysagère de l'avenue, par la préservation des platanes et la 
restauration des pavés; à maintenir l'ambition actuelle d'une piste cyclable 
confortable, et celle de réduire la pression automobile tout en 
accordant la priorité au transport en commun.
    Ce projet devra être compatible avec le tracé potentiel d'une ligne 
de trams desservant le vaste site voisin de Tour et Taxis et ses 
environs. 
    Enfin, il devra tenir compte des moyens budgétaires limités de la 
Région. 
    Toujours selon le cabinet de Christos Doulkeridis, les Verts 
partagent aussi la volonté de Mme Grouwels et du gouvernement d'un 
réaménagement rapide de l'Avenue du Port, dont l'état actuel est 
insatisfaisant. 
    Pour ce faire, il est tout à fait imaginable, pensent-ils, 
d'entamer la première phase prévue rue Claessens, à l'extrémité nord de 
l'avenue, dans le cadre du marché déjà passé ce qui permettra de 
garantir la continuité du parcours cyclable européen, mais aussi de réduire 
nettement les indemnités éventuellement demandées par l'entreprise 
désignée. JDD/
./.
071839 SEP 11
Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Mobilité
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 13:39

En écho au vif débat qui anime le Gouvernement bruxellois et les citoyens autour du projet de réaménagement de l'avenue Port, il peut paraître utile de se plonger dans la littérature bruxelloise pour y rechercher une éventuelle solution.

 

Cet exercice permet notamment de parcourir le Vademecum "Vélo" réalisé en 2009 par le Région de Bruxelles-Capitale et qui portait sur les "revêtements des aménagements cyclables".

 

Certains passages sont brulants d'actualité ! Morceaux choisis (p12) :

 

2.2.2. Qualité de l'espace et restrictions 

 

"Le choix du revêtement sera aussi influencé par le souci de l’intégration harmonieuse dans l’environnement et de son adéquation par rapport à la réglementation environnementale, urbanistique ou patrimoniale. (...) Il pourrait arriver que le choix doive se porter sur des matériaux de revêtement qui ne sont pas optimaux du point de vue de la sécurité et du confort des cyclistes. À ce moment, il est recommandé de choisir l’alternative qui soit malgré tout la moins défavorable aux cyclistes. (bandes conforts bitumineuses, pavés sciés,..."

 

2.2.3 Aspects environnementaux et de santé publique :

"Pour le choix des matériaux et des techniques dans le cadre d’aménagements cyclables, il faut tenir compte des exigences en matière d’environnement et de santé publique comme pour toute autre chaussée. Ces exigences se rapportent aux éléments suivants :
  • le traitement et l’émission de substances susceptibles de nuire à la qualité de l’air, du sol et/ou de l’eau ;
  • la santé et la sécurité des équipes d’asphaltage, de marquage, etc. ;
  • la production de déchets (déchets d’emballage, terrassements et débris de construction) ;
  • la consommation d’eau et d’énergie et de matières premières neuves, non renouvelables ;
  • le recyclage et l’utilisation de matériaux recyclés." (p12)

 

2.2.6 Coûts

"Dans le calcul du coût final de l’aménagement, il faudra prendre en compte l’intégralité du coût sur le cycle de vie :
   • le coût d’investissement pour la construction : démolition de la route existante ou construction d’un tracé, construction de la chaussée    (infrastructure, revêtement, marquage, drainage et éclairage) et signalisation ;
   • coût d’entretien fonctionnel et structurel ;
  • coût environnemental et coût de recyclage ;
  • coût social engendré par les gênes à la circulation et avantages sociaux découlant d’une utilisation accrue du vélo."

 

2.3 Conclusion

"Le choix du type de revêtement pour un certain projet doit en fin de compte faire l’objet d’une considération comparative : une analyse coûts-bénéfices des solutions envisageables, qui mène à une solution optimale."

 

De là à penser que ce qui est vrai pour les pistes cyclables l'est également pour toute la largeur des voiries...

 

 

Par Arnaud Pinxteren - Publié dans : Mobilité
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Profil

  • Arnaud Pinxteren
  • Ecolo
  • Homme
  • Belgique Bruxelles
  • Environnement Bruxelles Vélo Ecolo député
  • 33 ans Economiste Député Ecolo au Parlement Bruxellois

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