Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Suite à différents articles de presse faisant état de la volonté du Secrétaire d'Etat Emir Kir de différencier le prix entre les sacs blancs d'une part et les sacs jaunes et bleus, je l'ai interpellé vendredi dernier.
A Bruxelles, le but est de mettre en place un système de tarification de la collecte des déchets qui vise à encourager les consommateurs finaux à avoir des comportements écologiques.
La Région de Bruxelles-Capitale, avec une performance médiocre de 20% de tri contre respectivement 60 et 70% en Région
Wallonne et Flamande, est effectivement largement à la traîne. Une réaction est donc indispensable.
Mais dans ce domaine, il est essentiel d’envisager une tarification qui soit progressive et solidaire afin de répondre à l’enjeu environnemental, via l’application du principe du pollueur-payeur, tout en préservant les populations les plus fragilisées.
L'augmentation proposée du prix de quelques cents pour les sacs blancs et une diminution équivalente du prix des sacs de
couleurs ne rencontre pas cet objectif de progressivité et de solidarité. Le risque est donc que cette nouvelle tarification grève siginifcativement le budget des publics plus populaires,
souvent moins informés sur le tri ou disposant de moins de place pour le réaliser.
J'ai fait part de mes inquiétudes au Parlement, et je serai particulièrement vigilant lors de la mise en oeuvre de cette
mesure afin qu'elle ne stigmatise aucune catégorie sociale et qu'elle permette, enfin, une amélioration de la gestion des déchets dans notre Région.
En participant ce week-end au train (des associations) pour Copenhague, et à la manifestation du samedi sur
place, je souhaite marquer ma solidarité et mon engagement aux côtés des nombreuses organisations soucieuses de l’avenir de notre Planète et de la conclusion d’un accord international socialement
juste et écologiquement viable.
Puissent les dirigeants du monde entendre les cris danois.
En ces heures cruciales, les écologistes réaffirment leurs exigences :
La réduction des émissions de Gaz à effet de serre
L’aide financière et technologique des pays industrialisés aux pays en développement et le renforcement des capacités de ces derniers
L’intégration de la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts
Faire du « mécanisme pour un développement propre » (MDP) un instrument qui procure de réelles réductions d’émissions
Elargir les secteurs soumis aux quotas d’émissions de CO2
La prise en compte de la problématique de l’eau
A l'occasion de la séance plénière d'ouverture de l'année parlementaire, j'ai eu l'occasion de
rappeler l'importance de l'alliance "emploi-environnement" pour le groupe Ecolo.
Pour rappel, cette alliance inédite doit faire la synthèse entre la nécessité d’agir pour notre environnement et la création d’activité et d’emploi pour les bruxellois.
En effet, au carrefour de toutes les crises, il ne faut pas seulement attendre que l’orage passe mais il convient de préparer l’avenir càd un développement économique endogène et innovant. C’est à cette seule condition que la croissance de la qualité de vie, la croissance du bien-être des bruxelloises et des bruxellois pourra être garantie durablement.
Concrètement, nous attendons que dans le secteur de la performance énergétique du bâti (construction et rénovation), des filières de formation pertinentes soient développées, que la création d’entreprises soient soutenues, que de l’emploi soit créé pour enfin répondre aux dramatiques problèmes du chômage, particulièrement chez les jeunes.
Une alliance Emploi-Environnement doit aussi s’inscrire dans le secteur de la prévention et de la
valorisation des déchets. Ainsi, les déchets tantôt via le réemploi et les filières d’économie sociale, tantôt via la biométhanisation, deviennent une ressource porteuse d’innovation et d’emploi
non délocalisables.
D’autres filières porteuses doivent également être investiguées. Nous pensons ici aux secteurs « verts » (entretien de parcs, jardins
et espaces verts), aux commerces de proximité promouvant des produits de qualité et les circuits courts.
L'Alliance emploi-environnement ne doit pas être qu’incantatoire. Elle nécessite une collaboration étroite entre les membres du Gouvernement. Notre responsabilité va bien au-delà des 5 années à venir. Il s’agit en effet ni plus ni moins que d’offrir un avenir (durable) aux bruxelloises et aux bruxellois.
Derniers Commentaires